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Congo, violences de l'extractivisme

L'écologie décoloniale, connue désormais en France, grâce notamment à l'ouvrage de Malcom Ferdinand, "Une écologie décoloniale", permet de penser historiquement l'interdépendance entre l'extractivisme qui monopolise les ressources et le colonialisme qui domine les humains. Cette problématisation outille désormais les luttes d'acteurs victimes du colonialisme extractiviste, telles que l'association Génération Lumière fondée en 2017 par une jeune refugié des guerres de la région des grands lacs en France. 

Le Congo détient 80% des ressources en Cobalt dont une partie de la production est are et notamment le fait d'enfants "creuseurs" qui risquent chaque jour leur vie et sont privés de scolarité ("La face honteuse du métal bleu", Le Monde Diplomatique, juillet 2020). Le 15 décembre 2019, l’association International Rights Advocates (IRA) annonçait le dépôt d’une plainte à Washington contre plusieurs entreprises transnationales accusées de complicité dans la mort de quatorze enfants dans les mines de cobalt congolais. Cette procédure met directement en cause Apple, Alphabet (maison mère de Google), Dell, Microsoft et Tesla.

La monopolisation de cette ressource géologique indispensable au batterie des terminaux mobiles s'inscrit à la fois dans un contexte de guerre économique mais également engendre corruptions et violences. Sur un fond de guerres entre nations et peuples, la politique extractivisme des différents états parties-prenantes conduit à une situation d'hyperviolence avec meurtres, viols et déplacements des populations.