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Se mettre d'accord sur l'attitude face à l'information

Comprendre le fonctionnement des médias :

Les temps de diffusion de l'information ont considérablement réduit. Beaucoup de médias grand public ont perdu leur attitude verticale de production de l'information. La relecture par les supérieursrieur·es et collègues spécialisés,·es, le temps long avant publication s'est effacé pour aller vers une production plus horizontale, l'information en continu et la réplication de brèves AFP. Avec l'apparition de l'internet participatif, et son accessibilité à nous autres, les infos passent maintenant par moins de structures de tri. L'accès à la visibilité sur les réseaux sociaux fontfait aussi que l'information peut transiter par des post, commentaires, billets de blog, vidéos etc. Ce gain de production accessible à toustous·tes permettant à qui le souhaite de changer la société et d'informer est absolument à conserver,conserver. parPar contrecontre, il fait appel à une compensation des défauts de ces médias, réduction du temps de vérification, rapidité du temps journalistique, possibilité d'avoir des genspersonnes peutpeu compétenttentes parlerqui parlent de sujets complexescomplexes.

 

De plus, pour vivre, un journal a besoin de faire des vues. Les idéesinfos sensationnalistes ont une probabilité d'être mismises en avant plus importante pour inciter à la diffusion du journal.

 

Deux types d'attitude sont non souhaitables :

  • Celle qui accueille toutes les informations sans filtre dont la caricature serait : "je l'ai lu sur x donc c'est vrai".
  • Celle qui n'accepte aucune nouvelle informationinformation, même les arguments valables, parce qu'elle a déjà son point de vuevue. même les arguments valables. qu'onOn pourrait qualifier une personne qui a cette attitude de fermée d'esprit.

Nous avons deux écueils à éviter : le relativisme et le dogmatisme.

J'imagine qu'on souhaite toustous·tes être ouvertouvert·es d'esprit maiset pouvoir changer d'avis si on est face à des preuves valables. Pour cela, il faut pouvoir filtrer et trillertrier les informations qui nous parviennent. Le sujet de la pensée critique c'est de définir quel est le filtre que j'adopte pour accepter les informations qui arrivent à moi.

Nous avons toustous·tes des préjugés,s et des convictions. Ces idées reçues, il faut apprendre à les mettre de côté temporairement pour évaluer les preuves avancées.

Pour se prémunir face à une information :

  • Les affirmations extraordinaires demandent des preuves plus qu'ordinaires.
  • Ne pas mettre les conclusions avant les preuves.
  • Face à plusieurs hypothèses dont nous n'avons pas la preuve, considérezrer la plus simple comme étant la première à étudier car plus probable. (Rasoir D'Ockham).
  • Utiliser la méthode scientifiquescientifique.

La méthode scientifique c'est quoi ?

La méthode scientifique pourrait se résumer par : "Voici les faits, quelles conclusions pouvons-nous en tirer"tirer ?". On va utiliser une théorie pour prévoir les résultats, créer une expérience pour tester les prédictions, mener l'expérience et observer les résultats. Elle s'oppose à la méthode idéologique qui se résumerait par : "voiciJe cepense que je pense,X, quels faits peuvent rendre ma pensée crédible".

Méthode_scientifique.jpg

Aparté sur la recherche :

  • Comment fonctionne la recherche ?

Vous trouverez des académies des sciences pour développer les disciplines respectives dont les communiqués ne sont pas prescriptifs, vous ne trouverez pas un état de l'art arbitré formellement par la communauté scientifique. Le consensus scientifique n'est pas formalisé par une revue ou un conseil ni par un organisme.

 

  • Comment produit-on de la connaissance en science ?

1 UnUn·e chercheurchercheur·se fait une expérience en laboratoire et écrit un article sur son sujet où ilil·elle explique son expérience, les conditions expérimentales dans lesquelslesquelles c'est fait et ilil·elle soumet son article à unun·e éditeurditeur·rice.

2 Un dialogue entre l'éditeurditeur·rice et lele·la scientifique s'installe pour que l'article rentre dans les canons de la publication. L'éditeurditeur·rice contacte des spécialistes anonymes du domaine pour relire l'article pourafin d'entendre leur avis et connaitre la pertinence de l'article soumis. L'éditeurditeur·rice fait suivre les commentaires auau·à chercheurla quichercheur·euse qui, suite à ces remarques, peut amender son article pour le rendre plus pertinent.

3 L'éditeurditeur·rice publie dans sa revue l'article en question qui va cascader auprès de toustous·tes les autres scientifiques de la même communauté (réplication par les pairs).

 

Avec ce fonctionnement, vous n'avez pas de dogme. La critique est bien venuebienvenue et encouragée et la réplicabilité de l’expérience est possible. Quand suffisamment de publications ont été faites sur un sujet, des méta-analyses peuvent être réalisées. Ce sont des analyses statistiques sur l'ensemble de toutes les expériences faites sur un corpus qui permettent de faire des résumés de l'état des connaissances. Le corpus de connaissance est constamment remis en question. On voit donc que la méthode reconnait qu'on peut se tromper.

 

  • Dans quelsquelles revues ?

Des revues classéses par disciplines et spécialités, payantes, non disponibledisponibles en kiosque, en anglais majoritairement. Les articles font généralement entre 2 et 20 pages. A ne pas confondre avec les revues de vulgarisation scientifique (Science et vie, Science et avenir etc). Ces revues sont disponibles dans les universités, mais pas que (Cf page suivante). Les revues scientifiques ne sont pas toutes aussi qualitatives, certaines sont peu regardanteregardantes sur les publications qui y sont faitesfaites, voirvoire parfois complaisantes avec de la fausse information.

  • Quelle forme ?

Les études se composent souvent ainsi :

  1. Un titre et un résumé.
  2. Une liste des auteursauteur·rices dans un ordre précis.
  3. L'introduction avec un état de l'art.
  4. L'objectif avec l'hypothèse testée.
  5. Une méthode avec la description des du matériel utilisé, du travail d'analyse, et les descriptions expérimentalesrimentales.
  6. Les résultats avec les données brutes en annexe.
  7. La discussion avec l'analyse des résultats, les limites de l'expérience et de nouvelles pistespistes.
  8. La conclusionconclusion.
  9. Des références, bibliographie, annexesannexes.
  • Quels problèmes souvent pointés dans la recherche  ?

Le conflit d'intérêt :

Comprenez que ce n’est pas parce qu’il y a conflit d’intérêt qu'un contenu est faux. Ce à quoi il faut s’intéresser pour savoir si le contenu est véridique ou non, c’est bien au contenu lui-même. S'il est faux, le conflit d’intérêt peut alors devenir une explication permettant de saisir pourquoi le propos est biaisé. Il peut y avoir des propos faux sans qu’il y ait conflit d’intérêt, tout comme il peut y avoir des propos vrais en situation de conflit d’intérêt. De plus, le problème des conflits d'intérêts n'est pas reconnu comme premier en science car pour des raisons de moyens, les études financées par l'industrie sont globalement de meilleure qualité que les études indépendantes. Afin de limiter le conflit d'intérêt, les chercheurschercheur·euses publient en leur nom, et non en celui du labo. C'est donc leur crédibilité qui est engagé lors d'une publicationpublication, ce qui agit comme garde fou.

Biais de publication :

Trop de chercheurschercheur·euses ne publient pas les échecs ou les expériences qui ne vont pas dans le sens de leur hypothèse. Par conséquentquent, les résultats négatifs ou non significatifs n'apparaissent moins dans le corpus scientifique et donnedonnent auau·à lecteurla lecteur·rice une perception biaisée de l'état de la recherche (effet tiroir).

Un biais assez identique existe pour les éditeurs,diteur·rices : il est plus facile de publier une découverte qu'une réplication ou une vérification d'expérience au résultat négatif. SurtoutSurtout, il est plus gratifiant pour la revue de publier ce type d'expérience.

La falsification des données :

Il peut arriver que les données soit tronquées ou inventées. De plus en plus d'études sont baséses sur le Big Data et il semble compliqué d'avoir les moyens humains pour aller vérifier ce qu'une intelligence artificielle est capable de produire rapidement. Beaucoup d'études sur Big Date sont validéses à la confianceconfiance, ce qui accroitaccroît le risque de falsification. Je ne connais pas de mesures correctives sur ces problèmes actuellement. Des mesures palliatives sont utiliséses en cas de fraude, l'article est retiré de la revue.

Comment peut ensuite transiter l'information issue de la recherche dans les médias ?

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En savoir plus :

Éducation aux médias : https://www.youtube.com/watch?v=__DVwG9oiuU

Traitement médiatique de l'information scientifique : https://www.youtube.com/watch?v=z8W8CygtlzQ

Peer-review et publications scientifiques : https://bonpote.com/peer-review-et-publications-scientifiques-definition-et-limites/

Le rasoir d'Ockham : https://www.youtube.com/watch?v=xlz0f1fLwYw