# Atelier Fantômes du paradis

[![image-1621460219357.23.58.png](https://cracn.fr/uploads/images/gallery/2021-05/scaled-1680-/image-1621460219357-23-58.png)](https://cracn.fr/uploads/images/gallery/2021-05/image-1621460219357-23-58.png)[![image-1621459682330.27.46.png](https://cracn.fr/uploads/images/gallery/2021-05/scaled-1680-/image-1621459682330-27-46.png)](https://cracn.fr/uploads/images/gallery/2021-05/image-1621459682330-27-46.png)<span style="color: #808080;">Figurer un personnage imaginaire, c’est inventer et se figurer à travers l’image d’un personnage fabuleux. Se représenter sous une autre forme. Se représenter tel que l’on pourrait imaginer son avatar.</span>

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#### Artists: Yu-Ting Su &amp; Fabrice Cotinat

Les contes et les fables de toutes origines sont les ressources dans lesquelles nous puiserons notre matière d’inspiration et de réflexion. Ces histoires et personnages qui alimentent nos peurs et rêves d’enfants, nous sont narrés par nos parents dès notre plus jeune âge. Ensuite ils nous accompagnent, bien enfouis dans nos souvenirs et nos songes.

La grande révolution internet du WEB 2.0 associée à celle du jeu « vidéo », font tomber les barrières culturelles. Les Pokémons et autres Yokai sont internationalement connus à travers les plateformes de jeux et autres objets numériques connectés (Smartphones, tablettes).

L’atelier envisagé propose de réfléchir et de créer des personnages imaginaires. Figurer un personnage imaginaire, c’est inventer et se figurer à travers l’image d’un personnage fabuleux. Se représenter sous une autre forme. Se représenter tel que l’on pourrait imaginer son avatar.

L’imagination à une place prépondérante dans cet atelier.

Nous avons fabriqué ensemble les costumes et accessoires caractéristiques de chaque personnage. Nous avons pensé dans le même temps nos scénarios. Nous avions comme contrainte d’atteindre notre objectif avec peu de moyens. Nous nous sommes inspiré de la posture du Kuroko, celui qui, dans l’ombre, manipule toutes les ficelles du jeu théâtral Kabuki.

Le virtuel est, entre autre, l’espace privilégié où vivent les avatars. Le « collège virtuel » devient hanté par des fantômes visibles qu’à travers les écrans des instruments technologiques actuels. C’est le lieu parfait pour y reléguer nos démons.

– Dans le monde virtuel du musée Ipotêtu, les personnages créés au nombre de 16, seront localisés visuellement par des items cliquables situés dans les espaces choisis au préalable par les élèves. Une fois activé, l’item fera apparaître l’animation du personnage ainsi qu’un court texte qui le contextualise.

– Au sein du collège, nous aurons recours à l’utilisation de codes graphiques qui seront apposés sur les murs, à l’intérieur et à l’extérieur, sous forme d’autocollants. Par le biais de ces « marqueurs » (petits dessins de 20 x 20 cm), les personnages fantasmagoriques inventés par les élèves, seront reconnus et visibles en direct sur l’écran d’un Smartphone ou d’une tablette grâce à la réalité augmentée. Les apparitions seront similaires à celles visibles sur le site.

**Déroulé de l’atelier**

L’atelier s’est déroulé au collège Pierre Emmanuel du lundi 12 au vendredi 16 novembre 2018, en collaboration avec les professeurs: Julie Durieu, Marie Falgas, Juliette et Marine (services civiques). L’atelier s’est installé dans les espaces de la salle polyvalente et le studio de tournage (fond vert) de la Cumamovi.

Après les présentations et l’exposition orale du contenu et but de l’atelier, nous avons réorganisé ensemble l’espace de la salle polyvalente pour en faire un espace de travail adéquat. Les différents postes créés étaient dédiés au stockage des matériaux, à la fabrication des costumes, au maquillage, aux répétitions des performances, à la documentation (ordinateur et écran de projection). Les prises de vue ont été réalisées dans les locaux de la Cumamovi contigus à la salle polyvalente.

Chaque élève a dans un premier temps imaginé et dessiné son personnage. Puis a réalisé son costume, ses accessoires et son maquillage. Les élèves devaient s’entraider pendant toutes les étapes de la réalisation comme ils le souhaitaient en fonction de leurs aptitudes.

Ensuite les gestes et les attitudes des personnages créés ont été répétés, puis les scènes ont été filmées individuellement.

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