AI: Artificial Intelligence (exposition 2023)

Présentation de l'exposition AI: Artificial Intelligence

Une exposition proposée au Centre de Cultura Contemporània de Barcelona (CCCB) sur l'histoire, le fonctionnement, les possibilités créatives et les défis éthiques et législatifs de l'intelligence artificielle aujourd'hui. Expérimentez l'IA, informez-vous sur ses risques, découvrez des innovations scientifiques et artistiques, et explorez une technologie décisive pour l'avenir de l'humanité.

Jamais une technologie ne s'est développée aussi rapidement et ne s'est imposée aussi directement dans nos vies. L'intelligence artificielle inquiète et fascine à la fois. Elle est à la fois une menace et une source d'opportunités. Elle a ses détracteurs et ses défenseurs. Dans ce contexte de conversation publique et de dépendance collective à l'égard de l'IA - pouvons-nous prendre des décisions sans son aide ? - l'exposition propose de s'arrêter, d'essayer de comprendre l'intelligence artificielle et d'entamer un débat sur son développement dans les années à venir.

L'exposition examine le rôle de l'intelligence artificielle dans la vie quotidienne, les opportunités qu'elle présente pour la recherche scientifique et biomédicale, le rôle des supercalculateurs en tant que moteur majeur, la situation législative actuelle, les risques de désinformation posés par son utilisation généralisée et les préjugés raciaux et sexistes qu'elle peut engendrer.

Avec un parcours comprenant des installations artistiques interactives, une chronologie des étapes, des œuvres clés créées à l'aide de l'IA, des témoignages d'experts et des pièces nouvellement créées, l'exposition explore la relation entre l'intelligence artificielle et la créativité humaine. Y participent tout un réseau d'artistes pionniers et en devenir tels que Universal Everything, Robert del Naja (Massive Attack), Anna Ridler, Memo Akten, Mario Klingemann, Jake Elwes, Justine Emard, Steve Goodman (Kode 9), Espronceda, Eduard Escoffet et Maria Arnal, ainsi que des centres de recherche et d'innovation tels que le BSC-NCS, Axolot.cat, le Music Technology Group de l'UPF, l'IIIA-CSIC, le CVC et le MIT.

ia_banner_1001x560.jpg

Sections de l'exposition

Mondes de données 

L'IA perçoit le monde comme un ensemble de données. Le big data n'aurait pas connu un développement aussi spectaculaire sans l'IA. C'est pourquoi elle est extrêmement sensible à la manière dont les données sont collectées et analysées.

Les systèmes d'IA sont des systèmes numériques. Même ceux qui répondent par des mots, des images et des sons le font en les convertissant au préalable en nombres, et ils écrivent, dessinent et parlent en se basant sur des opérations numériques.

Les médias numériques (téléphones portables, capteurs, ordinateurs personnels, internet, etc.) jouent un rôle important dans la collecte des données sur lesquelles repose l'IA. Nous y contribuons tous dans notre vie quotidienne, souvent sans en être conscients. Les critères et les biais dans la manière dont nous, les humains, utilisons ces systèmes, et ceux qui sous-tendent implicitement le fonctionnement des médias numériques, sont à l'origine des critères et des biais dont fait preuve l'IA.

L'IA compile des informations, découvre des régularités et construit des ensembles d'images à partir d'immenses banques de données qui ne peuvent être analysées par le cerveau humain. Cette compréhension de l'IA peut être une source de découvertes scientifiques potentielles et nous donne une nouvelle perspective du monde.

Machines à penser

L'IA est-elle vraiment intelligente ? On peut en tout cas dire que l'IA apprend car elle modifie sa façon de travailler en fonction de l'expérience acquise, et qu'elle pense car elle traite l'information et agit en conséquence.

Depuis Babbage, Lovelace et Turing jusqu'à aujourd'hui, l'homme a cherché à créer des machines qui imitent le cerveau. Ces machines ont actuellement atteint un très haut niveau d'autosuffisance. L'invention des machines à penser donne un aperçu surprenant et fascinant de ce que signifie penser et, plus précisément, de ce que signifie percevoir, ordonner et comprendre.

Lorsque les humains et les machines coopèrent, et lorsqu'ils sont en concurrence, l'état d'esprit de chacun s'éclaircit. Détecter les espaces de convergence et les marges d'incompréhension entre la pensée humaine et celle des machines est fondamental pour aborder la crise de la contemporanéité.

Le rêve de l'IA

L'ambition humaine de créer artificiellement un être intelligent et autonome n'est pas nouvelle. L'essor actuel de l'IA s'appuie sur un désir présent depuis des temps immémoriaux et qui s'est manifesté de différentes manières dans diverses civilisations humaines : la curiosité, la fascination et l'horreur de créer, d'invoquer ou de conjurer des êtres artificiels.

L'IA trouve ses racines dans le shintoïsme, le judaïsme, l'alchimie et la littérature gothique, entre autres.

L'IA est une nouvelle technologie, mais nos désirs et nos peurs restent, dans une large mesure, les mêmes.

Une transformation sans fin

L'IA est-elle vraiment artificielle ? La science et la philosophie contemporaines remettent en question la distinction entre le naturel et l'artificiel. Peut-on vraiment parler de vie artificielle ?

L'IA apporte de nouvelles perspectives à la science et à la culture contemporaines, qui conduisent à de nouvelles percées scientifiques et nécessitent un nouveau cadre social et juridique.

L'art est un symptôme, un banc d'essai et un espace qui critique et inspire les transformations sociales. Quelle est la situation actuelle et quelles sont les perspectives d'avenir concernant l'impact de l'IA sur le cinéma, la littérature et la musique ?

Et maintenant, que se passe-t-il ?

2023_1127_cccb_ai_107.jpg